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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Dim Sep 10, 2006 21:25 Sujet du message: .::. Le BOOK poétique de Touti .::. |
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| Citation: |
DESESPOIR 1
Je voudrais dire adieu à cette vie sans rêves
Ne plus jamais attendre que le jour se lève
A quoi bon vivre si je ne peux me blottir dans tes bras ?
Tu es là près de moi mais ton cœur reste froid
Alors que le mien se consume sans cesse.
Et tu ne peux rien faire pour alléger ma tristesse
Elle inonde mon cœur et s’étend à l’infini.
J’ai rêvé de nous deux, d’une vie sans nuages
Toi et moi pour la vie, ce n’était qu’un mirage
Maintenant je suis seule et je voudrais mourir. |
| Citation: |
DESESPOIR 2
Je vivais dans un monde où l’amour et le rêve
Me permettaient encore d’avoir goût à la vie.
Mon espoir me portait, désormais il s’achève ;
Maintenant, je me sens comme un oiseau sans ailes.
Mon âme aspire à rejoindre le refuge des hauteurs
Où, loin de ce triste monde, j’oubliais mes malheurs.
Je ne peux désormais que me heurter à la vie
Mon amour et mes rêves ont fondu dans la nuit.
Pourtant ton visage revient encore me hanter
Malgré tout, je ne peux me résoudre à t’oublier.
Trois mots auraient suffi à faire mon bonheur,
Trois mots, qui, de ma bouche, me condamnent au malheur.
Dois-je continuer à vivre ou me laisser mourir ?
J’ai tant besoin de toi, j’ai tant besoin de nous
Mon cœur bat dans le vide et personne ne l’écoute
Personne ne l’écoute, alors il s’arrête… |
| Citation: |
SI J'ETAIS...
Si j'étais un écrit, je serais un poème
Si j'étais une parole, ce serait "je t'aime"
Si j'étais quelque part, ce serait dans tes bras
Si j'étais une histoire, ce serait toi et moi.
Mais je ne suis que ces mots qui évoquent ma peine
Je ne suis qu'une ombre dans la nuit souveraine. |
| Citation: |
MER ASSASSINE
La vie est comme un fleuve sur lequel je navigue
Tantôt dans la tourmente, tantôt sur une eau placide
Malgré tous les obstacles, je déjoue ses intrigues
Je cherche mon salut loin de ces mers acides.
Le soir, quand le soleil décline à l'horizon
Irisant le ciel de teintes assassines
Mon coeur qui se meurt se noie dans une fiction
Et rejoint sans regret les profondeurs marines. |
| Citation: |
LES ANGES
Le ciel comme un voile d'une étonnante clarté
Semble ouvrir à un monde éclatant de pureté.
Là-haut, les anges bleus dansent sur les nuages,
Dorés par le soleil comme des corps sur la plage.
Insouciants, ils virevoltent avec légèreté
Sur la voûte céleste, firmament azuré.
Tandis qu'en bas, les hommes, noyés dans l'inquiétude
Ne quittent déjà plus leur état d'hébétude.
Accablés de misère et d'ennuis sans relâche,
Ils n'ont pas d'autre choix que d'agir comme des lâches.
Levant les yeux là-haut, ils ne voient qu'un ciel gris,
Les anges sont bien loin, disparus dans la nuit. |
| Citation: |
REVERIE
Si je ne puis voler, j'ai l'âme d'un oiseau,
C'est par mes rêves que j'atteins la voûte étoilée.
Usant sans fin du pouvoir éphémère des mots
L'espace d'un instant, je frôle l'éternité. |
| Citation: |
EPHEMERE ENVOL
Tu es moi, je suis toi, comme ces matins d'été
Où la vie se déroule comme un long parchemin.
Quand mon âme s'envole, là-bas, vers le lointain,
Je rêve de nos ombres sur le sable mêlées.
J'aspire à me noyer dans le bleu de tes yeux
Où je vois le reflet de l'azur infini,
Et je songe à m'y perdre comme dans une grise nuit
Baignée dans la lueur de plus augustes cieux. |
| Citation: |
UNE LARME
Comme un point qui scintille au fond de ton regard,
Naît au coin de l'iris et ne meurt nulle part.
Un point comme une étoile qui brille dans la nuit,
Parcourt le firmament et disparaît sans bruit.
Mais avant de s'éteindre, telle une flamme brûlée,
Chassée par le battement d'une aile ourlée de cils,
Elle laisse derrière elle une ombre de clarté,
qui, peu à peu, s'estompe, vaincue par cet exil.
Mais l'espace d'un instant, seconde d'éternité,
Portée par son envol comme l'oiseau vers les cimes,
Malgré elle entraînée, et déjà consumée,
Avant de disparaître, elle atteint le sublime.
Mais déjà son destin lentement la désarme,
Doucement elle se meurt, cette éphémère larme. |
| Citation: |
COEUR TROMPEUR
Coeur impitoyable
Qui ne me laisse d'autre choix
Qu'un destin implacable
Dans lequel je me noie.
Je te hais plus que tout,
Toi qui bats en mon sein,
Tu es devenu fou,
Contre toi, je ne peux rien.
Pourtant je rêve encore
De ces moments passés,
Quand la vie était d'or
Tu me faisais aimer.
Aimer à en perdre la tête,
Entrevoir cet infini bonheur,
Vouloir le chanter à tue-tête
Puis réaliser qu'il n'est qu'un leurre. |
| Citation: |
CERCLE VICIEUX
Un matin, s'éveiller,
Plonger dans les méandres de la vie
Sans savoir où elle va nous mener,
Juste en avoir envie.
Une journée à jongler
Avec les mots, les gens, les sentiments,
En ressentir toute la complexité.
La vie, c'est épuisant.
Le soir, exténué,
Se traîner lentement vers son lit
Sans plus chercher la sérénité
Ecrasée sous nos soucis.
Puis vient la nuit apaisante.
Oublier dans un rêve nos blessures,
Les métamorphoser en armures
Pour vaincre la journée suivante. |
| Citation: |
SOUVENIR EVAPORE
Ces longs après-midis brûlants
Au parfum d'éternité
Rendent à mon coeur la saveur
Des moments heureux partagés.
Purs instants de bonheur,
Il n'y a que toi et moi
Si tout le reste n'est que douleur,
Je l'accepte, pour un moment comme celui-là.
Ton regard plongé dans le mien
Se découpe sur le ciel azuré.
Je suis seule face à mon destin,
Je me perds à le contempler.
Douceur de ces instans que la vie nous apporte
Comme la caresse légère d'un baiser.
Le temps balaye les feuilles mortes
Mais pas les amours blessées. |
| Citation: |
DELIVRANCE
Incompréhension totale
Mon coeur qui perd les pédales
Erre dans le dédale
D'un labyrinthe glacial.
Perte de repères
Qui a éteint la lumière?
Avant, tout était clair.
Maintenant, je suis face à mes chimères.
Elles m'entourent sans répit,
Me perdent dans la nuit
Sans espoir de sortie
Pour mon être maudit.
Elles me glaçent le sang
Avant qu'agissent à temps
Les êtres que j'aimais tant
Aujourd'hui indifférents.
Mon âme quitte mon corps,
Qui lui, sort du décor
De ma vie. Sans remords,
Je m'achemine vers la mort.
Là, j'ai rejoint les cieux,
Je vous ai dit adieu.
Il n'y a qu'en ce lieu
Que l'on puisse être heureux. |
| Citation: |
PRISONNIERE
Marre de mon sang qui se glace
Marre de t'avoir dans la peau
Dans ton coeur, je n'ai pas de place,
Dans le mien, tu attises des maux.
Marre de ne jamais avancer,
D'en être toujours au même point.
Est-ce que je suis condamnée
A subir ces souffrances sans fin?
Je me sens prisonnière,
Pas moyen de sortir de cette ornière.
Je t'aime et je ne peux m'en empêcher.
Pourquoi ne puis-je m'en libérer? |
| Citation: |
PERDUE
Perdue dans le noir, je cherche la lumière.
Pas facile de grandir dans ce monde de pierre
Où seuls les plus forts font leur place au soleil.
Tandis que les faibles rêvent de monts et merveilles.
Pas facile de devenir celui qu’on rêve d’être,
Sans prêter attention aux séduisants « peut-être ».
Apprendre à se construire, devenir soi, chaque jour,
Rêver d’un avenir et rencontrer l’amour.
Tout ça n’est que chimère de l’ado plein d’espoir
Qui rêve au bonheur pour oublier son histoire.
Mais peut-on atteindre cette félicité tant cherchée ?
Ou bien n’est-ce que ce rêve qui me tient éveillée ? |
| Citation: |
REVE D'AILLEURS
Vaine espérance de ma vie en partance,
Déjà, vers un ailleurs, s’acheminent mes pleurs.
Personne ne regrettera mon éternelle absence
Quand s’arrêteront demain les battements de mon cœur.
Tout autour de moi se dissout dans l’oubli,
Et un calme serein s’impose à mon oreille.
C’est comme si le silence me tendait la main
Pour que je puisse enfin sombrer dans le sommeil. |
| Citation: |
PLAIE OUVERTE
J'ai au fond de mon âme une plaie ouverte,
Comme l'infime trace d'une blessure qui m'élance,
Le sentiment étrange d'une indicible perte
Dont jamais rien ne pourra combler l'absence.
Un rien suffit à raviver les souvenirs
Qui sur le champ me plongent dans la mélancolie.
La souffrance infinie souvent me fait pâlir
Et c'est toujours en vain que je cherche un répit.
J'ai au fond de mon âme une plaie ouverte
D'où s'écoule sans relâche tout un flot de regrets.
Ils laissent dans mon coeur comme une pierre inerte
Rejetée sur la rive comme un bateau défait.
Quand tout mon sang aura jailli de cette blessure,
Je quitterai ce monde que je ne comprends plus.
Sans perdre une seconde, je rejoindrai l'azur
Où je retrouverai l'ange de mon salut. |
| Citation: |
REVE ETERNEL
Si tu n'étais qu'un rêve,
Je ne me réveillerais pas.
La nuit jamais ne s'achève,
Je pourrais vivre de toi. |
| Citation: |
ILLUSIONS TROMPEUSES
Je rêve d'un baiser
Au clair de lune,
Au coin du feu,
Je rêve d'un amour qui me ferait vibrer
Pitié, réveillez-moi, je voudrais exister.
Depuis trop longtemps, je rêve
Et mon âme divisée
Ne parvient plus à distinguer la réalité.
Je sombre dans les mots,
Doux réconfort trompeur,
Illusion trop facile qui ne sèche pas mes pleurs.
Je ne peux plus avancer,
Enfermée dans cette beauté,
Pâle reflet d'un espoir éphémère
Qui n'existe que dans mes chimères. |
| Citation: |
PEUT-ETRE
Peut-être que c'est moi qui en veux toujours trop.
Peut-être que c'est moi qui ne comprends rien.
Peut-être qu'on est tous sur le même bateau.
Peut-être que l'avenir est sans lendemain.
Peut-être que cette vie ne vaut pas la peine.
Peut-être que je m'acharne en vain.
Peut-être que le destin ignore où il nous mène.
Peut-être qu'on a tous perdu notre chemin.
Peut-être... |
| Citation: |
Quelques vers composés à la hâte...
Cœur perdu, infime point dans l’univers
Qui régit ma vie d’une poigne de fer.
Ballotté par les vents, seul et sans attache
Perdu dans le néant d’une vie qui me lâche.
Un rêve succède à un autre, course éphémère
Qui ne mène autre part que dans le désert.
Mais les mots le font vivre sur le papier,
C’est là une douce raison d’exister. |
| Citation: |
SANS ISSUE
J’ai beau parler, tu ne m’écoutes pas
J’ai beau crier, tu ne m’entends pas
Je me sens tellement seule loin de toi
J’ai besoin que tu penses à moi
Qui suis-je donc pour toi ?
Tous tes mots me font mal
Je ne suis même plus moi
Ton indifférence m’est fatale
Enfermée dans une pièce obscure
Je tourne en rond sans cesse
Je m’abîme dans mes blessures
Je suis perdue dans ma tristesse
Pourquoi te rechercher en vain ?
Pourquoi me faire tant de mal ?
Pourquoi me perdre sans fin
Dans ce vide abyssal ? |
| Citation: |
SANS REPERES
Envie de tout, envie de rien
Qui me prend un beau matin.
Partir ailleurs, changer d'air,
Laisser le reste en arrière.
Qu'est-ce que j'attends de cette vie?
Et elle, qu'attend-elle de moi?
Dois-je suivre ce chemin
qui semblait tracé pour moi
Ou partir à l'aventure
sans savoir pour qui, pour quoi?
Marre de rester dans le flou
Devant moi, rien de bien clair
Je veux vivre, un point c'est tout
Sans regretter mes rêves amers. |
| Citation: |
Prose ou poésie ? (quelques textes en prose) :
J'ai rêvé d'un ailleurs où les cieux ne sont jamais gris. Il suffit de tendre la main pour effleurer l'azur. On s'y baigne dans un océan d'aigue-marines. L'air y est toujours pur et doux. Le parfum des herbes fraîchement coupées colore l'atmosphère de douces teintes champêtres.
J'ai rêvé d'un ailleurs où solitude était synonyme de plénitude, où mon âme reposée du va-et-vient incessant de l'inquiétude pouvait enfin épancher sans crainte sa mélancolie.
Je suis fatiguée de rêver sans fin.
Si je pouvais effacer ce mal de vivre, le gommer comme une vulgaire faute d'orthographe, cet infime sentiment qui s'infiltre dans mon esprit sans que je puisse faire quoi que ce soit pour le chasser. Si je savais combattre les maux par les mots, me dessiner un monde plus beau, riche en couleurs vives et changeantes dont les reflets irisés m'aideraient à saisir la vie dans toutes ses nuances. Si tout ne semblait pas si insignifiant, un brouillard gris sur un ciel triste et rien qui s'en détache. Si je n'avais pas si souvent envie que tout s'arrête ou que tout recommence, ailleurs, autrement, maintenant, toujours.
Ce matin, les nuages se sont teintés de pourpre en cueillant le rougeoiement du soleil. Leurs reflets rosés se détachaient sur un ciel d'un bleu onirique et le contraste ainsi créé donnait une idée assez proche de celle que je me fais de la beauté. Devant un tel spctacle, je remercie la nature de réussir à me faire aimer le monde. La vie humaine n'est-elle si terne et si éphémère que pour nous faire sentir à quel point les choses qui nous entourent sont belles ?
Les jours se suivent et se ressemblent ;
ils passent sans que j'arrive à en influer le cours.
J'ai l'impression de me débattre dans un océan de désespoir.
Avant même que j'aie pu les formuler,
les cris meurent dans ma gorge,
noyés sous des "A quoi bon?" destructeurs de rêves.
Mais le Temps s'écoule inexorablement
et avec lui ma vie que je n'arrive plus à maîtriser.
Piégée dans la monotonie du quotidien,
il m'est impossible de m'y soustraire.
Pourquoi suis-je si impuissante?
J'ai beau avoir conscience de cette aliénation,
je n'arrive pas à la combattre.
Quel est donc ce fardeau qui écrase nos épaules?
Pourquoi ne nous saississons-nous pas
de cette vie qui nous tend les bras?
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| Citation: |
DEBRIS DE LUNE
Comment décrire ce sentiment ?
Sans toi seule dans le néant
Aujourd’hui, rien n’est plus comme avant
Je me sens absente, inexistante
Un souffle de vent m’a balayée
Perdue dans une nuit d’épouvante
Comme une âme abandonnée.
Plus rien n’a de sens
Mais les choses en ont-elles jamais eu ?
Plus j’y pense
Plus je me dis que tout est perdu.
Pourquoi continuer ?
J’aimerais tout effacer
Tous ces mots que j’ai prononcés
Toutes ces larmes que j’ai laissées couler.
Lueur éphémère
A la saveur amère
Je recherche la nuit
Je m’y tapis
Comme un fauve, sans bruit,
Traquée, je m’enfuis.
Seulement garder une trace
Un regard, un sourire
Croire que tout n’est pas si fugace
Et t’enfermer dans un souvenir. |
| Citation: |
LE DEFOULOIR DE L'ECRITURE
Je sais que j’en ai besoin
C’est pas pour ça que je le fais
Pas facile de se prendre en main
De vivre sa vie sans regrets
Trop tendance à ressasser
Sans cesse les mêmes problèmes
Arrête donc d’y penser
Et tâche de faire ce que tu aimes.
Facile à dire quand tout déraille
Y’a plus un seul repère qui vaille.
Mais toujours, il faut avancer :
C’est la vie pour laquelle on est né.
J’ai plus envie de m’y soumettre,
Tous mes espoirs ont été traîtres.
On naît dans un monde qu’on croit rose
Mais c’est quand, couvert d’ecchymoses,
Les yeux gonflés, le cœur meurtri
On ne veut plus croire à la vie
Qu’on se dit que tout était vain
Que rien n’ira mieux demain.
A quoi bon l’écriture ?
Cracher cette pourriture
Qui suinte de nos êtres
Sans être capable d’y mettre
La moindre idée constructive
Car l’essence-même est furtive
Elle n’est que l’honteuse illusion
Qui prétend voiler nos haillons.
Je suis pourtant son instrument
Elle me permet d’être lucide
Pour mieux m’avoir dans son carcan
Elle jette hors de moi ces mots vides.
Et moi comme une pauvre idiote,
Ce qu’elle me dit, je le transcris
J’en fais des rimes plutôt sottes
Pour ouvrir vos yeux endormis. |
| Citation: |
VANITE
C’est fou comme tout peut sembler vain
A deux heures du matin
L’impression de pouvoir errer
Pendant une éternité
Avant que quelqu’un se soucie
De ce que devient votre vie
Si jamais âme qui vive
Se manifeste sans qu’on l’esquive
Comme si dans un autre monde
On vivait, l’âme vagabonde
Et personne ne soupçonne
Notre existence brouillonne
Juste à côté,
A peine ébauchée,
Ces rêves qui ne demandent qu’à se concrétiser
Ce cœur qui n’aspire qu’à s’envoler.
Tout ça semble ridicule
Je devrais sortir de ma bulle. |
| Citation: |
TELLEMENT DE TRISTESSE...
Dans les yeux des passants,
Sur les trottoirs gris,
Le visage d’un enfant
Qui s’est assombri,
La langueur indicible
De ce mal invisible
Qui ronge nos cœurs…
Et même le ciel pleure.
Comment abattre cette invincible peine
Qui nous rend misérables ?
Pauvres âmes humaines,
On se sent lamentable.
Errant vers un lendemain plus doux
Mais on patauge encore dans la boue
Pourquoi se débattre
Si un rien peut nous abattre ? |
| Citation: |
TOUT EST FRAGILE
De mon âme à ton coeur
De mon coeur à tes yeux
Limite infranchissable
Sanglots intarissables
Quand les mots qui nous rapprochent se taisent
Absence, silence.
Quand les mots qu'on aime nous trahissent,
Factices. Supplice.
Rien de plus éphémère
Que ce faible lien
Entre nos âmes amères.
Mais il noux contient. |
| Citation: |
ESPOIR
Ces mots qu'on essaye de coucher
Envers et contre tout sur le papier
Comme une sensation d'exister
Qu'on ne ressent que dans l'obscurité.
Ces maux qu'on veut exorciser
Ce cauchemar qui nous hantait
Ces rêves à jamais brisés
Auxquels on doit renoncer.
De ces épines dans nos doigts,
C'est la rose qu'il faut garder,
Non le fantasme d'un autrefois
Qui risque de nous consumer.
De lui je garde le meilleur
Des souvenirs pleins de bonheur
Et c'est vers un ailleurs
Que je laisse battre mon coeur. |
| Citation: |
LEGERE...
J’ai le cœur léger
Comme si j’allais m’envoler.
Mes pieds ne touchent plus terre
J’ai le cœur à l’envers.
Est-ce que mes rêves deviennent réalité ?
Est-ce moi qui écrit ce délire versifié ?
Je n’ose croire à ce bonheur
Il rime si souvent avec leurre.
Pourtant j’ai envie de chanter,
Danser, courir jusqu’à m’essouffler.
Courir jusqu’à te retrouver
Pour être enfin à tes côtés. |
| Citation: |
Juste besoin d'écrire...
Pourquoi ne comprends-tu pas
Qu’il est comme toi et moi ?
Pourquoi ce silence et ce froid ?
Pourquoi un tel émoi ?
On aime les gens comme ils sont,
Pas comme on voudrait qu’ils soient.
Comment te ramener à la raison ?
Comment te faire entendre ma voix ?
Je me souviens d’un temps
Où tout était différent.
Les nuages étaient blancs
Amour ne rimait pas avec néant.
Je ne distingue pas
Ce que tu n’acceptes pas.
Pourquoi ne comprends-tu pas
Qu’il est comme toi et moi ? |
| Citation: |
A BOUT DE SOUFFLE
Je voudrais
Voler de mes propres ailes
Je voudrais
M’envoler à tire d’aile
Loin de moi, loin de vous, loin de tout
J’aimerais
Tellement, tellement, je voudrais
Mais je n’y arrive pas
Rien ne va
Je suis la seule fautive
Je m’en veux
Tellement, tellement
Si je pouvais
Rester dans cette bulle éternellement
Je ne peux
Me heurter à cette vie qui m’effraye
Je ne peux
La rejeter sans cesse
Car je dois la vivre
Mais c’est si difficile
Je ne peux
Plus rien supporter
Ni moi, ni vous, ni tout
Ni rien
De quoi sera fait demain ?
J’ai froid, j’ai peur
J’ai mal, je pleure
Pour qui ? Pourquoi ?
Je ne supporte plus
Ce froid
Ce mal
Cette angoisse
Qui me glace
Aidez-moi, sortez-moi de là
Partez, laissez-moi
Je ne sais pas, je ne sais plus
Je n’ai pas assez couru
Peut-être que j’aurai dû
Mais je suis déjà essoufflée, déjà fatiguée
Déjà découragée avant même d’avoir commencé
Où vais-je aller comme ça ?
Nulle part
Pas d’ailleurs
Il n’existe pas.
Je suis ici
J’y reste
Tant pis. |
| Citation: |
INCERTITUDE
Rien de plus beau que le passé
Ces instants figés dans l'éternité
Dans cet album de photos jaunies
Qui nous ramène à notre vie,
A ces moments jadis présents
Qu'on ne touche plus que de l'âme,
Qu'on chérit comme des amants,
Une fois que s'est éteinte la flamme.
Est-ce seulement pour s'y accrocher,
Se persuader qu'on a existé
Qu'on les conserve précieusement
Dans une malle au fil des ans?
Si la vie n'est qu'un labyrinthe
Un dédale dans lequel je me perds
Où donc est passée l'absinthe
Qui me fait croire à mes chimères?
Est-ce que nos rêves se réalisent
Même si nos ailes se brisent? |
| Citation: |
Quelques vers échappés...
Je suis dans ma bulle
Comme un astre pâle
Je suis funambule
La chute est fatale
Mauvais scénario
La nuit sans étoiles
Vit sans idéaux
Extinction des toiles
Dévaler la pente
Perdre tout repère
Oublier le goût
Des moments amers
Le rideau tombe
Tout disparaît
Pied dans la tombe
L’astre est défait. |
| Citation: |
SERENITE PERDUE
Débris de rêve partis en fumée
Fragile trêve à peine murmurée
Qui s'efface et laisse planer
L'ombre d'une menace oubliée.
C'est étrange comme le monde
Abîme nos âmes vagabondes
A croire qu'en leur faisant mal
Il punit un crime ancestral
Et nos mots affaiblis
Se confondent avec les autres bruits
La vie étouffe nos cris
A peine échappés, évanouis. |
| Citation: |
POETE A LA DERIVE
La nuit est un refuge
Elle sert de subterfuge
Au poète hagard
Accablé de désespoir.
Il cherche une sortie,
L'occasion, l'envie,
De déclamer ses vers,
D'épancher sa misère.
La muse le caresse
De sa voix traitresse,
Lui chuchote à l'oreille
Monts et merveilles.
Et l'espace d'un instant
Il oublie le temps
Qui l'a souvent trahi,
L'a traqué, s'est enfui.
Il touche l'éternité
D'un air égaré.
A peine s'il ose y croire
Il s'y heurte dans le noir.
Et pour quelques secondes
Son regard change le monde.
La terre n'est plus ronde
Les étoiles abondent.
Puis l'illusion s'éteint
Au petit matin.
Quand la magie s'enfuit
Le poète endormi
Redevenu simple humain
Rejoint enfin les siens.
Mais tout n'est qu'obstacle,
Il n'est plus oracle ;
Seulement un pauvre hère
Qui traîne sa misère. |
| Citation: |
REGRETS
Des lambeaux de rêves se dispersent
Emportés par un vent destructeur,
Je ne ressens plus la douleur qui me transperce,
Elle s'est logée au plus profond de mon coeur.
La vie s'écoule comme un livre trop vite achevé,
On regrette de n'en avoir pas assez profité.
Mais comment échapper à cette torpeur
Qui nous envahit pour notre malheur?
Alors qu'on devrait cueillir le jour dès son lever,
Respirer à pleins poumons l'air qui nous plaît,
Noyer son regard dans le bleu d'un plus beau ciel,
Et renoncer à l'espoir d'un bonheur éternel.
Mais tapi dans l'ombre, le Temps, inexorable,
Nous traque sans relâche et nous rattrape toujours
Passé, présent, futur deviennent intolérables
Et l'âme blessée se noie dans des regrets trop lourds. |
| Citation: |
Y'A DES JOURS COMME CA...
Y'a des jours comme ça
Où j'ai plus envie de rien
Où je me dis que rien ne va
J'aimerais juste qu'on me prenne la main
Pour partir loin
Dans un pays doré
Un monde serein
Pas trop bousculé
Y'a des jours comme ça
Où la terre tourne à l'envers
J'ai pas envie de rester là
J'voudrais plutôt tout foutre en l'air.
J'embrasserais le vaste monde
pour l'enfermer dans un écrin,
J'irais toucher la lune blonde
Pour oublier mes vieux chagrins.
Y'a des jours comme ça,
Je sais pas pourquoi... |
| Citation: |
DESILLUSIONS
Débris de rêves
Instants perdus
Souvenirs qui s'achèvent
Pâle espoir déçu
Attente vaine
Réalité fade
Insupportable peine
Terrible mascarade
Impression de vide
Obstacles stupides
Nuit infinie dans laquelle je m'évanouis |
| Citation: |
REINE DES GLACES
Ses yeux ornés de perles aux reflets scintillants
Et la pâleur bleutée de ses lèvres glacées
Donnent à son visage une infinie beauté
Qui évoque les reines de palais séduisants.
La sérénité marmoréenne de son corps
Apaise les âmes troublées pour une éternité.
Dans les boucles envoûtante de sa chevelure d'or
Se perdent les angoisses de la nuit achevée.
Nulle larme d'argent glissant sur sa joue d'ivoire,
Nu souci, désormais, n'assombrira son front
Car son reflet a disparu dans le miroir
Et son âme n'est plus que dans cette chanson. |
| Citation: |
RENAISSANCE
Finies les heures d’insomnies
Qui me laissaient le cœur meurtri
Comme perdue dans l’infini
D’une inépuisable nuit.
Tu es entré dans ma vie
Comme le soleil après la pluie
Avec un brin de poésie
Qui m’a laissée attendrie.
Aujourd’hui, les nuits sont claires
Toutes inondées de lumière
Si courtes qu’elles en deviennent amères
Mais mon âme se sent plus légère. |
| Citation: |
DEBRIS DE GLACE
Donne-moi ta main
Entretenons la flamme,
Laisse-moi tracer au fusain
Les contours de ton âme.
Enfermer ton reflet
Dans mon carnet à dessin,
En faire un faux plus vrai
Le rendre plus humain.
Je voudrais te saisir
Dans l'éphémère instant
Mais tu résistes à l'empire
De mon cœur aimant.
Je voudrais te figer
Dans le souffle d'un baiser,
Juste un instant volé
Mais qui resterait gravé.
Le miroir dans lequel j'ai voulu te piéger
M'a échappé des mains et s'est brisé.
Et déjà les bribes qui me restent de toi
S'effacent et je suis lasse d'un futur sans émoi. |
| Citation: |
REFLET TROMPEUR
Miroir, déroutant miroir
Montre-moi tes pouvoirs.
Dis-moi ce que tu vois
Derrière ce minois.
Dis-moi pourquoi
Je n’arrive pas à me retrouver en toi.
Quel étrange maléfice
Cache cette surface lisse ?
Au-delà de l’apparence
Dans le frisson de l’existence
L’âme se révèle dans l’absence
Noyée dans un océan de souffrance.
Seul ton reflet me prouve
Que je ne suis pas qu’illusion.
Je lis en toi ce que j’éprouve
Même si mes maux sont sans raison
Me faut-il briser cette image ?
Et renoncer à mes mirages
Pour enfin apercevoir
Ce qui se cache
De l’autre côté du miroir? |
| Citation: |
JE VOUDRAIS...
Je veux écrire...
car c'est pour moi la seule façon d'exister
car c'est mon âme que je couche sur le papier
car je n'ai pas d'autre moyen de vous le dire
car j'exhale mes maux en quelques soupirs.
Je veux vivre...
parce que je veux croire en l'amour
même si le monde est aveugle et sourd
parce que je puise dans l'essence même des mots
pour me sentir mieux dans ma peau
Je ne sais pas ce que je veux
Je tourne en rond sous le ciel bleu
Alors que j'aimerais avoir la tête dans les nuages
Et ne pas cesser de tourner des pages.
Mais l'existence est parfois trompeuse
Surtout pour moi qui ne suis pas joueuse
Elle se moque des mes états d'âme
Et moi j'ai le vague à l'âme.
Pourquoi se mettre martel en tête?
Même l'accalmie me fait redouter la tempête.
J'ignore s'il existe une porte de sortie
Je cherche à cerner mon coeur qui s'enfuit. |
| Citation: |
CROIRAS-TU?
Croiras-tu que je deviens folle?
Les ombres autour de moi s'allongent
Suis-je éveillée ou est-ce un songe?
Le vent court dans les herbes folles.
Croiras-tu que mes pensées s'envolent?
Le ciel d'azur se noie dans l'onde
Avec mon âme qui vagabonde.
Le temps fuit, ma vie dégringole.
Croiras-tu que je n'attends plus rien?
Même le saule a cessé de pleurer.
Le cycle des saisons s'est arrêté.
Le silence a chassé mon coeur de son écrin. |
| Citation: |
Je suis le pantin grotesque
D'une fatale comédie
Sur un chemin pittoresque
Je vis ma propre tragédie.
Pierrot aux larmes de sang
J'erre dans un labyrinthe
Qui s'ouvre sur le néant
Et dans lequel se perd ma plainte
Je ne m'explique pas les rêves
Ni l'espoir sans lendemain
Qui meurt quand le soleil se lève.
Après tout, je ne suis qu'un pantin. |
| Citation: |
ERRANCE
Je tourne en rond dans la nuit noire
J'aimerais laisser faire le hasard.
Qu'il m'emmène là où je dois être
Qu'il éradique le mot "peut-être".
Je voudrais bien être un bateau
Ancré au port, les pieds dans l'eau.
Mais la tempête devient tourmente.
Plus rien alentour qui ne mente.
Où est-ce que je peux jeter l'ancre?
Y'a pas un phare dans ma nuit d'encre.
Coque de noix, j'erre à vau l'eau.
Qu'il ferait bon être un oiseau
Je volerais sous le ciel sombre,
Mon âme se perdrait dans les ombres.
S'évanouir comme un courant d'air
Ne plus avoir les pieds sur terre.
Jeter l'ancre et ne plus revenir
Chercher ailleurs un avenir
Aux doux reflets d'immensité
Comme un matin ensoleillé.
Mais déjà le soleil se lève
Et il n'est plus temps de songer.
Pauvre âme, libère-toi de ce rêve
Qui ne fait que t'emprisonner. |
| Citation: |
Certains mots font plus mal que des coups
Bien sûr, ça n'a pas l'air de grand chose
Sur la peau ça n'laisse pas d'ecchymoses
Mais bien assenés, ils te rendent fou.
Je n'en peux plus de les entendre
Je m'en veux de n'pas te défendre
C'est si dur d'être forte pour deux
De voir ces larmes dans tes beaux yeux.
Si je pouvais d'un mot, d'un baiser,
Effacer ces maux, t'apaiser,
Je me sens tellement impuissante
Pour chasser les démons qui te hantent.
J'aim'rais tant te dire que je suis là
Dis-moi pourquoi je n'y arrive pas
Je déteste quand tu es comme ça
Je nous déteste toi comme moi.
Une mère doit protéger son enfant
L'inverse, je n'en ai pas le courage
C'est plus facile de faire semblant
Que d'affronter en face l'orage. |
| Citation: |
La douleur est lancinante
Elle te donne l'impression de vivre
Parfois même elle te rend ivre
Mais tu n'oublies jamais qu'elle te hante.
Mon coeur est devenu son amant
Il ressent pour elle une passion vive
Mais elle se joue de lui et le laisse pantelant
Et il préfère sombrer que d'atteindre la rive. |
| Citation: |
MON PETIT DOIGT M'A DIT
Mon petit doigt m’a dit…
Que la vie n’était pas si rose
Que le désespoir n’était pas si vain
Qu’on ne pouvait pas appuyer sur pause
Et remettre le malheur à demain.
Mon petit doigt m’a dit…
Si tu tombes, jamais ne te relève
Si tu saignes, laisse pleurer ton cœur
Si tu as peur, imagine que tu rêves
Si tu aimes, laisse sécher tes pleurs.
Mon petit doigt m’a dit…
Tellement de conneries
Que je préfère écouter la pluie
Qui ruisselle sur le toit
Et dans mon cœur
Trop grand pour moi.
Mon petit doigt s'est tu...
Il me manque depuis que je ne l'entends plus... |
| Citation: |
PRETE-MOI TA PLUME
Pierrot est passé cette nuit
Dans son manteau couleur de pluie,
Les yeux rêveurs et l'âme en peine,
Le coeur battant à perdre haleine.
Plus agité que de coutume,
Il en a fait tomber sa plume.
Elle s'est détachée de son aile
Pour se poser sur la marelle
Des ombres qui dévorent les mots,
Puis elle s'est noyée dans leur flot.
Pierrot en a beaucoup pleuré,
Longtemps encore, il l'a cherchée
Mais la plume avait disparu
Avec son âme qui s'était perdue.
Ses ailes ne cessent de le porter
Mais toujours la plume brisée,
Ralentit sa course effrénée
Car il ne peut pas l'oublier.
J'ai voulu lui dédier ces mots,
Le soulager de son fardeau,
En lui offrant, les yeux baissés
Ce fragment de plume désolée. |
| Citation: |
PREMIERS PAS SUR LA LUNE
Dans l’ombre scintillante de l’asphalte bleuté
Brillent ses pupilles aux reflets azurés,
Ses larmes sont furtives, son cœur est à l’envers,
Il vient à l’instant de rencontrer la chimère.
Douce comme une caresse sur l’étoffe soyeuse,
Ribambelle de sourires aux couleurs mielleuses,
Tel un pantin vaincu par l’indomptable charme
Il succombe à ce sortilège qui le désarme.
Elle, muse effrénée, ne ralentit sa course
Que lorsqu’au firmament elle atteint la Grande Ourse.
Sous l’auguste lueur de la lune rieuse,
De cache-cache grisants en poursuites rêveuses,
Pierrot le cœur en fête et l’âme en poésie
Oublie que tous les jours, il peint la vie en gris.
Insouciantes secondes d’un bonheur éphémère
L’esprit s’empare du monde effleurant la chimère. |
| Citation: |
UNE HISTOIRE DE PLUME
Ma plume hagarde me regarde avec un sourire narquois
Elle aime jouer à cache-cache et me laisser pantois.
Je ne sais comment l'apprivoiser, je lui ai offert une rose,
Elle l'a laissé faner pour me rendre à jamais morose.
Elle se repaît de ma tristesse et jongle avec mes sentiments
Comme une trompeuse maîtresse, elle livre mon âme aux tourments.
Elle m'en veut toujours de l'avoir choisie
Je me souviens de ce jour où mon coeur meurtri
L'a saisie dans sa paume et pressé contre sa blessure
Il savait qu'elle serait le baume qui soignerait ses déchirures.
Toutefois son baiser fut fatal, il ne me laisse aucun répit
C'est un souvenir qui fait mal, une peine sans le moindre sursis.
Elle navigue sur les flots de ma conscience ambulante
Elle saigne à blanc tous mes mots ; le pire c'est que j'aime qu'elle me hante.
Quand je l'effleure du bout des doigts, j'en perds l'envie de respirer
Comme si c'était la première fois, j'ose à peine la caresser.
Car je sais que je vais souffrir, qu'elle est capricieuse et volage,
Qu'elle n'hésite pas à me trahir, à faire gronder en moi l'orage.
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| Citation: |
JE T'ECRIS...
Je t’écris des soirées de tempête quand le vent bat dans ma tête
Je t’écris un tambour dont la voix me tient en éveil,
Une harpe à la mélodie douce comme le miel
Et un souffle chaud comme une caresse
Je t’écris d’un baiser volé au coin d’un rêve
Je t’écris mon âme échouée sur la grève
Je t’écris sans même espérer que tu m’écoutes
Je t ‘écris, et ça suffit à mettre fin à mes doutes
Je t’écris de la mer où mon cœur a sombré,
Du vol d’un goéland, de mes songes envolés,
Je t’écris sans fin, sans penser à demain
Je t’écris et c’est de ma plume que je suis le chemin
Je t’écris ses contours sinueux et sans atours
Je n’entends d’autre écho que celui des vautours
Qui gémissent en retour contre mes idéaux
Je t’écris, je crois, pour conjurer mes maux
Je t ‘écris, je le confesse en espérant que tu trouves ça beau
Je te confie à ma plume qui vogue à vau l’eau. |
| Citation: |
LA COULEUR DE LA PLUIE
Je sais les vents, les mers, les cris
Je sais le temps, les vers, l’envie
Je sais l’amour, la haine, la nuit
Mais je ne sais pas la couleur de la pluie.
Y’a des étoiles sous mon nuage
Y’a des chansons sur mon rivage
Des volets bleus sur ma maison
Qui fredonnent encore cette chanson
Je sais les vents, les mers, les cris
Je sais le temps, les vers, l’envie
Je sais l’amour, la haine, la nuit
Mais je ne sais pas la couleur de la pluie.
Y’a plus de vague à l’âme dans mon cœur
Y’a plus que l’ombre et la douleur
Quelques vers qui fredonnent et s’enfuient
Quelques airs qui me laissent en vie
Je sais les vents, les mers, les cris
Je sais le temps, les vers, l’envie
Je sais l’amour, la haine, la nuit
Mais je ne sais pas la couleur de la pluie. |
| Citation: |
DANS LES SONGES DE PIERROT...
Dans l'arbre de mes songes
Perdu, dans mes nuits sans paupières
A l'ombre de mes mensonges
Le coeur en bandoulière,
Pierrot écoute le silence de mes chants
En lisant les pages blanches de la nuit.
Il joue à cache-cache avec le néant
Qui nous guette sans un bruit,
Il s'amuse de mes faux-semblants
Qui s'évanouissent comme la pluie,
Il me lance un regard désarmant
Aux accents de mélancolie.
De sa douceur, je ne sais que faire,
Car tout en moi n'est que désert
Aride aux reflets blancs de fumée
Acide au parfum de rêve abandonné.
De sa douleur, je ne sais que faire
Car tout en moi n'est que poussière
Habile à masquer ma détresse
Agile à s'évanouir en prouesses
Car Pierrot danse ce soir sous la lune
De grâcieuses pirouettes en chansons
Dont l'écho se perd dans la lagune
Son art pour ultime raison. |
| Citation: |
BALLET NOCTURNE
Dans le désert de la page blanche
Pierrot s'avance d'un pas incertain
Tel l'oiseau en équilibre sur sa branche
Il entame la danse du pantin
Chacun de ses pas laisse une trace
Folle empreinte sur la voûte céleste
Chacun de ses mots prend sa place
Dans un ballet aux notes funestes.
Sur la toile les idées s'ordonnent
En mille et une couleurs
Au rythme de ses pas qui résonnent
Dans la nuit avant que sonne l'heure. |
| Citation: |
MOTS D'AUTOMNE
Au printemps succède l'automne
Le temps ne suit plus son cours
Les yeux gris, le coeur monotone
Pierrot a le souffle court.
A trop courir, à trop rêver
Il en a oublié de vivre
A trop croire en l'éternité
Il a perdu pied dans ses livres.
La réalité frappe
Et trouve porte close
Pierrot a filé par la trappe
Et laisse derrière lui une rose.
Au parfum du souvenir
Enivre-toi tant qu'il est temps
Car tout finit dans un soupir
Né du regret des jours d'antan. |
| Citation: |
DEBRIS DE PLUME
Pierrot erre dans une ruelle sombre
Il crie mais personne ne l'entend
Il n'écoute plus la bouche d'ombre,
Il s'évanouit dans le néant.
Pourquoi n'écoutes-tu pas son cri?
Peut-être qu'il a mal ou qu'il tombe,
Tends-lui la main, prends soin de lui,
Il foule aux pieds sa propre tombe.
Danse macabre, piètre cabriole,
Le fiel des mots se fait poison
L'indifférence du coeur l'isole
Il n'est plus maître en sa maison.
Il trébuche dans l'obscurité
Par ce maudit soir sans lune,
Sans qu'on ait pu le rattraper
Il a disparu dans la brume. |
| Citation: |
PANTOMIME (hommage au mime Marceau)
Le mime est seul, le mime est beau,
Il se débrouille très bien sans mots.
D'un geste, il nous dévoile son coeur,
Il nous dérobe à nos rancoeurs.
Une larme au coin de son oeil
Nous écorche, nous met l'âme en deuil.
Une ride au détour d'un sourire
Fait naître en nous l'envie de rire.
Habile à dire monts et merveilles
Sur la gamme, mélodie sans paroles
Il danse et nous émerveille,
Se fait maître de la farandole.
Clown triste et bouffon sérieux
D'un ballet sans étoiles, comédie
Aux accents tragiques de jeu,
La vie est l'ultime sursis. |
| Citation: |
DELIQUESCENCE
Une dernière fois l’écho résonne dans l’infini
En prélude au silence de nos regrets trop lourds.
Le soleil s’est couché, tous les matins sont gris,
Le reflet de l’absence estompe nos contours.
Les rêves éparpillés sur la rive de nos cœurs
Balayés par les vagues ont perdu leurs couleurs
Les fantômes du passé, qui dans l'ombre menacent
S'estompent lentement dans un étau de glace.
Dormir et s'envoler vers des contrées lointaines,
Coeur en berne à la proue, débusquer des sirènes,
Amerrir et voguer sur les mers désertiques
Avec Pierrot pêcher des poissons lunatiques.
Dans les songes on s'égare et quand il est trop tard,
L'inspiration nous manque, le ciel semble plus noir.
Souffle court et se perd en douloureux silence
Quand nous dévore en fin le spectre de l'absence. |
| Citation: |
SPLEEN
Avec l'automne s'alourdissent mes peines
Difficile d'avancer quand mes poches en sont pleines.
Les nuits trop longues mangent la clarté du jour
A peine levé, déjà se perdent ses contours.
Le vent orchestre la danse macabre des feuilles mortes,
Il a soufflé sur la chandelle de Pierrot
Qui est parti sans un mot
En laissant mon coeur à sa porte.
Depuis j'erre dans la nuit sans lune,
En implorant ma bonne étoile,
Je cherche un logement de fortune
Pour abriter mon idéal.
Je suis fatiguée de traîner mes vieux souliers
Lourds de mes tristes pensées.
J'ai juste envie d'oublier, de rêver,
De m'en aller le coeur léger. |
| Citation: |
HOY DIA LUNA DIA PENA...
-Petite fille, arrête de poursuivre ce rêve
-Mais je sens, je sais que je peux le rattraper
-Petite fille, regarde, la pluie qui tombe est vaine,
de même que les nuages ne t'effleureront jamais.
-Pourquoi me fais-tu mal avec tes mots tranchants?
-C'est pour ton bien, petite fille, il faut que tu me croies.
-Je ne comprends pas, ce matin le ciel était riant...
-Ton bonheur, petite fille, n'est jamais où tu crois.
-Mais qu'est-ce que je dois faire? Oublier mes chimères?
-En imaginer d'autres, les aimer, les faire vivre
jusqu'au moment où elles retomberont en poussière.
-Je me sens l'âme amère, je veux redevenir ivre...
-Pourtant à l'horizon se profile l'hiver.
-Je ressens dans mes os sa morsure trop vive,
J'ai froid, j'ai mal au dos, je ploie sous tant de maux...
-Cesse alors de te plaindre, et rejoins donc la rive
Car chaque jour grandit le poids de ton fardeau. |
| Citation: |
PERPLEXE...
Je te regarde et je ne ressens rien
Je t'aime ? Peut-être... par habitude...
Tu tournes en rond, tu ne dis rien
Comme moi, tu aimes la solitude
Nous n'avons rien en commun
On dirait que tu n'as rien à partager
Pourtant ce silence est malsain
Me comprendre? tu n'as jamais essayé.
On erre côte-à-côte sans se voir
Mais tu tournes en rond dans la nuit
Qui donc chasse tes idées noires
Sais-tu que j'en ai moi aussi?
J'aurais juste voulu t'aimer
Voir dans tes yeux que j'existais
Pourtant je me suis résignée
Mais vivre près de toi m'effraie. |
| Citation: |
CHUTE SANS FIN
J'ai trop longtemps porté le poids de lourds fardeaux
Le ciel devenu gris, la lumière s'est faite ombre
Souvent je suis tombée, broyée dans un étau
Mais ta voix me chuchote : "demain sera plus sombre".
Je n'ai plus envie de croire à ces jolis contes
Ni à ces fées qui pour m'endormir me berçaient
De trop douces illusions dont aujourd'hui j'ai honte
Je suis comme la lune, un astre au coeur défait.
La nuit pour toute compagne, je pleure sans raison
Sur le spectre infidèle d'improbables mirages
Mais ils peuplent mon coeur jusqu'à la déraison
Je ne suis plus maîtresse de ce violent orage. |
| Citation: |
PIERROT DE PAPIER
Pierrot danse en équilibre sur ma plume
Sous ses pas, l'encre se teinte d'amertume
Son chemin semble suivre une ligne sinueuse
Je perds parfois sa trace dans la nuit nébuleuse.
Il revient sans un mot, se blottit sans un bruit
A l'ombre de mon coeur, prend ma plume et écrit.
En orfèvre, il cisèle les mots que ma conscience
Confuse et étourdie lui murmure en silence.
Je ne sais si je l'aime, ce génie, ce clown blanc,
Cet enfant de la lune si proche et si distant,
Il est comme mon ombre, présent, insaisissable,
L'avatar éthéré de mon moi haïssable. |
| Citation: |
SAISON DES PLUIES
Le soleil brille dehors mais il n'entre jamais
Dans ma tour de verre aux tentures écarlates,
Le dédale de ce palais des glaces m'effraie
Sous mes allures d'humain, je suis un automate.
J'erre dans les méandres de ma prison de cristal
J'égrène les mots en sachant que tu n'entends pas
Les notes mélancoliques tombant de l'astre pâle
Qui à peine jouées, sombres et amères, se noient.
En ma triste demeure balayée par les vents
Où le soleil aveugle les rayons de pluie,
Des averses de larmes baignent mes tourments,
Et la mer qui berçait mon coeur l'a englouti. |
| Citation: |
NUIT DE PLUIE
Nuit de pluie ruisselante de mélancolie,
Une larme étincelle sur la joue de Pierrot,
Laissant une traînée scintillante que suit
Un rayon de lune sur la pâleur de sa peau.
Nuit de bruine incessante, une mélodie d'or fin
Sous la voûte d'ébène fait briller mille étoiles
Et cisèle la nuit de plics plocs cristallins
A l'heure où mon navire enfin hisse les voiles.
Nuit sinistre et trompeuse, pour mon coeur enjôleuse
Au matin, je m'éveille et tout a disparu,
J'ai tout rêvé : Pierrot, cette pluie merveilleuse...
Je n'entends plus mon coeur qui soudainement s'est tu. |
| Citation: |
LA NUIT EST BELLE
La nuit est belle, mon coeur
Ni toi ni moi n'existons plus
Le temps atténue la douleur
Et le passé en moi s'est tu.
La lune est reine, mon ange
Dans son palais de nuages
Elle ne veille plus sur Pierrot, étrange ;
Mais elle connaît son coeur volage.
L'air est glacé, mon amour,
Mon corps tout entier n'est que froid
Je ne sens même plus les contours
De ton visage sous mes doigts
La neige nous a recouverts
De son blanc linceul éphémère
Ne trouves-tu pas, mon coeur
Que la nuit est belle ? |
| Citation: |
IL EST TARD...
Il est tard et mon coeur pleure des larmes d'encre
Qui se noient dans la nuit où s'épanche ma peine.
C'est un sillon profond que ma douleur échancre
Je n'ai même plus de coeur, tout en moi n'est que peine.
Il est tard et je bois au calice la lie
Des passions qui me font depuis longtemps souffrir.
J'erre et tout me fait mal, même l'absence de bruit
Je suis comme un fantôme las de ne pas mourir.
-Il est tard petite soeur, il est temps, va dormir.
-Non, je n'ai plus de coeur, tout en moi se morfond
-A quoi bon s'évanouir en un flot de soupirs?
-Je ne sais que gémir quand a fui ma raison. |
| Citation: |
DETOURS FUNAMBULESQUES
J'ai laissé s'éparpiller aux quatre vents
Les feuilles, les souvenirs et la magie d'antan
Les saisons passent et je frissonne. Déjà le matin ?
J'aurais voulu qu'on fasse ensemble... non, rien.
Je ne crois pas qu'écrire fasse la différence
Mais j'aime bien faire l'apologie du non-sens.
Des poèmes, des fragments de vie éclatés
Les mots prennent une couleur étrange une fois couchés sur le papier.
J'égrène une mélodie trop souvent répétée
J'ignore où cela mène, j'avance bon gré, mal gré.
Les mots se combinent de façon artificielle,
Je crois les maîtriser et ils se font la belle.
Je comprends que sur eux, je n'ai aucun pouvoir.
Sage de ce savoir, je me fais encore avoir.
Ils m'ont l'air aussi capricieux que le temps
A fuir dès que je les quitte des yeux un instant.
Pourtant je les chéris, je les manie dans l'ombre,
Je caresse l'espoir d'un avenir moins sombre.
Mais le fil est si fin, si fragile, si ténu.
J'avance au-dessus des décombres, les pieds nus. |
| Citation: |
SUR LES TRACES DU FOU
Je marche sur les traces du fou sans faire de bruit,
Je n'ai d'autre visage que l'ombre de la nuit
Comme une âme égarée qui avance au hasard,
J'erre, un peu étourdie, à tâtons dans le noir.
En muse capricieuse, mon pantin s'est enfui
Je dois le rattraper ou trouver qui je suis.
J'ai oublié mon nom, c'est une bien triste histoire
Rappelez-vous seulement que j'ai le teint blafard.
Mais si mon nez est rouge, c'est que j'ai trop pleuré
Il n'est rien qui me fasse plus mal que le passé.
Je traîne derrière moi une ombre fatiguée
Un reste de moi-même en version cabossée.
Mon baluchon de rêves égaré en chemin
Manque à mon coeur. J'aimerais que tu me prêtes le tien
On causerait un instant de nos infortunes
On en rirait ensemble, éperdus sous la lune.
Mais tu n'es qu'un mirage, juste esquissé dans l'ombre
Un trait par-ci par-là, ton visage reste sombre.
Je soupire, m'impatiente et poursuis mon chemin
Peut-être te retrouverai-je un peu plus loin.
Je joue à saute-mouton de nuage en nuage
J'essaye de tuer le temps mais ça me décourage
Le passeur me regarde d'un air apitoyé
J'aurais bien envie de l'envoyer balader.
Il me dit de cesser sans arrêt de me plaindre,
Que les flammes les plus hautes finissent par s'éteindre
Je suis bien ennuyée par ses sages paroles
Et je lui cloue le bec par une cabriole.
La route est longue encore et je n'apprends pas vite
Longtemps les chercheurs d'or courent après des pépites
Je préfère avancer plutôt que renoncer
C'est plus facile à dire avec des rimes, je sais. |
| Citation: |
AUTODAFE
J'écoute les cris du vent qui dehors s'ecchymose
Dans la nuit tourmentée, mon corps meurtri repose
Mon coeur lui insuffle sa langueur extatique,
Un parfum capiteux un brin mélancolique.
C'est doux, froid, blême et tendre, ça me fait frissonner
Comme un triste novembre aux matins dégrisés.
Les cauchemars elliptiques ressurgissent et me hantent
Je chasse d'un geste vif l'ombre déliquescente
Qui m'enlace en linceul infâme et moelleux,
Vague écho des caresses tendres de l'amoureux.
La morsure fugitive est pourtant souveraine
De ce ballet macabre, ce soir je suis la reine.
Sur les masques des convives, un rictus figé,
Symbole de l'anathème qu'ils ont sur moi jeté,
Désaccorde le rythme effréné de mon coeur
J'ai perdu la bataille contre l'armée des heures.
Vaincue j'entre à mon tour,effarée, dans la ronde
Assaillie de toutes parts, mon âme moribonde
Frappée par un éclair tressaillit et s'embrase
Dans la chaleur des flammes se consument mes phrases. |
| Citation: |
ODYSSEE
Un carré de ciel bleu, une ligne d'horizon
Les rails ocre et argent reflètent le paysage
Des palais de verdure esquissés au brouillon,
S'enfuient avant qu'on ait pu rêver leurs branchages.
Des blocs de béton gris aux ponts de fer rouillés
Nouvelle végétation un peu moins bucolique
Un alliage étonnant de nature et d’acier
En gris sur fond de ciel dansent les fils électriques.
Mais si la route est longue, le voyage est poème,
Défilé de tableaux aux couleurs éclectiques
Les nuances de tons ne sont jamais les mêmes
Le vagabond s'adapte aux changements climatiques
Au détour d'un sentier, s'amuse avec les vers,
S'emmêle les pinceaux, ses pieds battent la musique
De l'aube au crépuscule, du printemps à l'hiver,
Il s'ébat dans la jungle des champs sémantiques.
Le temps passe et estompe la ligne d'horizon
La nuit qui tombe épie les ombres qui s’allongent.
Les rides se creusent sur les joues du vagabond
Qui plisse les yeux pour voir le soleil qui plonge
Fatigué il décline comme le jour frissonnant
Regrettant la jeunesse d’un cœur pétri d’orages
Alourdi de sagesse par la patine des ans
C’est un fardeau qui pèse au terme du voyage. |
| Citation: |
VOILES AU VENT
J'ai oublié les vagues qui caressaient la grève
J'ai oublié les arbres qui dansaient sous le vent
J'ai oublié la pluie au matin de nuits sans rêves
J'ai oublié nos coeurs qui battaient d'un même élan
J'ai oublié jusqu'au dernier de mes souvenirs
A quoi bon se rappeler de ce qui fait souffrir?
J'ai dormi sous la neige, la tempête cinglante
J'ai laissé aux nuits froides les angoisses qui me hantent.
Je suis un navire bleu rejeté par la rive
Ballotté par les eaux, je suis un bateau ivre
J'ai largué les amarres, mon port est sans attaches
Pourtant j'ai toujours peur que mon coeur soit trop lâche. |
| Citation: |
S.O.S.
Ca commence toujours sur un air de musique
Quelques notes, un accord, trois tours et puis s'en vont
Esquisse un pas de danse éteint, mélancolique,
Ne te retourne pas, le passé est prison.
Ca enfle dans ton coeur comme une ritournelle
Tu ne distingues plus l'appel des sémaphores
Mais ton esquif balance en équilibre frêle
Ta boussole a perdu depuis longtemps le Nord
Ca résonne et s'effeuille en sinueuses volutes
La brume est enivrante et l'ombre t'assagit
Tu n'es maître de rien dans l'improbable lutte
Opposant la raison à ton coeur qui s'enfuit |
| Citation: |
Elégie à Séléné
Le scénario ce soir semble se répéter
On a eu beau lui dire qu’il ne faut pas courir
Qu’à ne pas regarder, on se fait vite souffrir
La tête dans les étoiles, la nuit est tombée.
Elle a vite revêtu son manteau d’ecchymoses
Elle ne se plaint jamais et impose le silence
En son sein, le repos ne tolère plus l’absence
Elle sait se faire l’amie des vers et de la prose.
Il n’est qu’un poète capable de l’apprivoiser,
Il a su l’emprisonner dans son regard,
Qui se confond souvent dans l’immensité noire
Avec le visage qu’elle prend soin de cacher.
Longtemps, Pierrot veille dans son grand habit blanc
Gardien, ami fidèle, il ne dit rien, il pleure
Et de ces quelques larmes éperdues de douleur
La nuit apaise la soif qui embrase ses tourments.
Certains racontent qu’il est amoureux de la lune
D’autres aiment à se moquer de son air distrait
Quant à moi, je ne suis que l’ombre qui se tait
Je contemple dans l’onde mon reflet sous la lune.
C’est en pensant à elle que je la vois le mieux
Je n’ai besoin pour cela d’aucun artifice
Puisque de mon cœur j’ai fait le sacrifice
La nuit veille mais elle ne sait pas lire dans mes yeux. |
| Citation: |
Flânerie nocturne
Veillé par les étoiles dans sa ballade nocturne
Les yeux rêvant à la lune, Pierrot déambule
Ses bleus à l'âme le rendent d'humeur taciturne
Sur le fil, il est le plus nul des funambules.
Il a longtemps flâné dans un riant jardin
Où son coeur abîmé trouvait un doux repos
S'enivrant du souffle des fleurs, l'exquis parfum
Qui lui tournait la tête faisait danser les mots.
Et dans la ronde obscure, il a voulu entrer
Mais pour un baladin, ce n'est pas chose facile
D' écouter avec attention le chant des fées
Quand on aime les roses pour leur abord futile.
Pierrot, pantin lourdaud, s'emmêle les pinceaux
Il approche sur la pointe des pieds, danse gracile
Les fleurs immobiles se moquent mais ne pipent mot
L'art de plaire se révèle un dessein difficile.
Mais Pierrot n'a que faire des ragots imbéciles
Il insiste et sa balourdise le rend charmant
Les roses se gonflent d'un orgueil bien puéril
Tandis qu'il fait le beau, confus, le coeur battant.
C'est alors que l'oiseau-lyre descend des nuées
Et se pose un instant sur l'épaule de Pierrot
Une plume se détache et tournoie sans tomber
Le clown blanc la saisit et lorsqu'elle touche sa peau
Son regard vers le ciel de nouveau se dirige
Il contemple la lune, il repense à ses mers
Il trace dans sa paume un mot que le temps fige
Et pour l'amour des roses, il verse une larme amère. |
| Citation: |
Il marchait par grand vent sous un ciel sans nuage,
Chaque instant diminuait un peu plus son courage.
Dans son grand manteau blanc, Pierrot cabriolait
Pour oublier son cœur qu'une flamme transperçait.
L'ombre qui s'attachait à ses pas disparut.
En ce jour de soleil, son sourire s'était tu.
Au coin de l'œil une larme aussitôt effacée
Par Phoebus triomphant l'empêchait de pleurer.
Il rechercha longtemps la silhouette obsédante,
Etrange et familière, qui d’habitude le hante.
Mais nulle part ne trouvant cette partie de lui-même,
Il s'en fut égaré, triste clown bohème.
Son âme tressaillit au détour d'un bosquet :
Dans l'onde frissonnante, un reflet imparfait,
Pâle simulacre lui rappelant son ombre,
Ne fit qu'alimenter encore ses pensées sombres.
Puis la nuit le laissa, pantelant, essoufflé,
Et il ferma les yeux sur sa triste journée.
Quand la lune éleva au ciel sa face blême,
Dans les yeux de Pierrot naquit un doux poème.
Il entrevit les rives riantes de l'autre monde.
Les pensées enivrantes d'une âme vagabonde
Envahirent son esprit et le mirent en joie :
Il n'avait depuis longtemps ressenti un tel émoi.
C'est toi que je cherchais, déesse Eternité
J'ai cru qu'un fragment d'âme à jamais me manquait
Mais j'ai vu ton visage dans la nuit étoilée
Et j'ai compris alors qu'en mon coeur tu brillais. |
| Citation: |
Pierrot assis face au miroir
Dans ses yeux, nulle trace d'émotion
Un pâle sourire éclaire ses lèvres
L'air doux ne fait guère illusion
Sur ce visage brûlant de fièvre
Il répond, docile, aux questions
D'un air malin, gentiment mièvre
Il ne craint pas votre aversion
Il taille vos piques, comme un orfèvre
Vous sentez monter la tension
Il jubile, vous êtes l'exutoire
Pierrot maîtrise les passions
C'est lui qui vous sert de miroir. |
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Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
Dernière édition par Touti le Sam Fév 21, 2009 00:50; édité 22 fois |
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Isa Jounin'iin'


Inscrit le: 14 Juin 2006 Messages: 421
Anniversaire:
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Posté le: Dim Sep 10, 2006 23:42 Sujet du message: |
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Hé bé, y'a du boulot bravo !
Ca vient d'où tous ces textes ?
C'est toi qui les a écrits ?
J'aime bien le 3 et les thèmes abordés dans l'ensemble.
Par contre, je trouve les textes trop concrêts.
Comment dire, je préfère quand il y a une part de laissée à l'imagination du lecteur ... qu'il devine les intentions plutôt qu'elles soient clairement fournies.
Sinon ça casse le rythme, et le texte a moins de raisonnance ... il y a moins de part à l'imaginaire...
Bon c'est facile de dire tout ça quand on n'est pas capable d'aligner trois vers ...
Pardon si j'ai dits des conneries ...
Mé bon, c'est ma façon d'appréhender la poésie ...
En tout cas si c'est toi qui a composé tout ça, c'est déjà très sympa et je t'encourage à nous en proposer d'autres ! 
.:
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Dim Sep 10, 2006 23:58 Sujet du message: |
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Oui oui Isa, c'est mon book, c'est que des poèmes de moi.
Je comprends ce que tu veux dire pour le côté concret, mais j'ai justement du mal à partir dans quelque chose de plus vaste, je reste trop dans l'expérience personnelle.
Toutefois, comme je le dis souvent, l'écriture est une thérapie, le moyen d'évacuer un trop plein d'émotions et d'exorciser le mal qui nous ronge. Moi ça me fait du bien d'enfermer mes émotions dans des poèmes.
Merci d'être passé par là et d'avoir laissé un comm' en tout cas, c'est super sympa. 
_________________

Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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Fredd Spider-Fredd


Inscrit le: 04 Fév 2006 Messages: 2654 Localisation: sur les grattes-ciel de charente
Anniversaire: 27/07/78
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Posté le: Lun Sep 11, 2006 05:23 Sujet du message: |
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| Citation: |
SI J'ETAIS...
Si j'étais un écrit, je serais un poème
Si j'étais une parole, ce serait "je t'aime"
Si j'étais quelque part, ce serait dans tes bras
Si j'étais une histoire, ce serait toi et moi.
Mais je ne suis que ces mots qui évoquent ma peine
Je ne suis qu'une ombre dans la nuit souveraine. |
mon préféré...pour aujourd'hui en tout cas! 
_________________
www.fredd-illustrations.com
http://illustraction.over-blog.net/
.: P'tit Nef
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Torkass Shin'jin'


Inscrit le: 28 Fév 2006 Messages: 113 Localisation: Là où mes rêves me portent
Anniversaire: 03/08/85
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Posté le: Lun Sep 11, 2006 09:24 Sujet du message: |
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J'avoue, ça laisse une trace dans la mémoire ce genre de texte.
_________________ La lune et les étoiles brilleront toujours pour éclairer les pages des poètes nocturnes...
Final Fantasy Shores
.: P'tit Nef
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Lun Sep 11, 2006 10:34 Sujet du message: |
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Merci Fredd et Torkass !
(c'est cool ce nettoyage, ça permet de remettre les antiquités au goût du jour ).
_________________

Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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Isa Jounin'iin'


Inscrit le: 14 Juin 2006 Messages: 421
Anniversaire:
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Posté le: Lun Sep 11, 2006 21:59 Sujet du message: |
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| Touti a écrit: |
Toutefois, comme je le dis souvent, l'écriture est une thérapie, le moyen d'évacuer un trop plein d'émotions et d'exorciser le mal qui nous ronge. Moi ça me fait du bien d'enfermer mes émotions dans des poèmes.
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C'est l'aspect le plus important à mes yeux
Continues comme ça, je repasserai certainement voir les prochains 
.:
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darkangel Jounin'iin'


Inscrit le: 27 Avr 2006 Messages: 255 Localisation: Vive le Québec, Laval Proche de Montréal
Anniversaire: 20/05/89
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Posté le: Mer Sep 13, 2006 12:35 Sujet du message: |
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Daccord avec isa, je croit quil est important décrire ce quon a sur le coeur, cest plutot pratique quand tu ne veux po dire quelque chose a quelqun par exemple
_________________ En une seule journée, tu a chavirer ma vie en entier, je crois quetu ne maimais pas mais pourtant quand tu est venu cest tout le contraire de ce que javais prévu qui cest passer
.: P'tite Nefette
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Jeu Sep 14, 2006 22:52 Sujet du message: |
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Merci Isa
Darkangel : C'est souvent vrai en plus
_________________

Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Ven Oct 06, 2006 23:35 Sujet du message: |
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Je voudrais...
Je veux écrire...
car c'est pour moi la seule façon d'exister
car c'est mon âme que je couche sur le papier
car je n'ai pas d'autre moyen de vous le dire
car j'exhale mes maux en quelques soupirs.
Je veux vivre...
parce que je veux croire en l'amour
même si le monde est aveugle et sourd
parce que je puise dans l'essence même des mots
pour me sentir mieux dans ma peau
Je ne sais pas ce que je veux
Je tourne en rond sous le ciel bleu
Alors que j'aimerais avoir la tête dans les nuages
Et ne pas cesser de tourner des pages.
Mais l'existence est parfois trompeuse
Surtout pour moi qui ne suis pas joueuse
Elle se moque des mes états d'âme
Et moi j'ai le vague à l'âme.
Pourquoi se mettre martel en tête?
Même l'accalmie me fait redouter la tempête.
J'ignore s'il existe une porte de sortie
Je cherche à cerner mon coeur qui s'enfuit.
Touti, le 7.10.2006
_________________

Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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darkangel Jounin'iin'


Inscrit le: 27 Avr 2006 Messages: 255 Localisation: Vive le Québec, Laval Proche de Montréal
Anniversaire: 20/05/89
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Posté le: Sam Oct 07, 2006 02:28 Sujet du message: |
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Vraiment tres beau ton poème touti, sérieux je comprend ce que tu ressents a travers ton poème, mais jaimerais que tu me dise ce que signifie " matel" dans ta 1er phrase de ton dernier paragraphe de ton poène
_________________ En une seule journée, tu a chavirer ma vie en entier, je crois quetu ne maimais pas mais pourtant quand tu est venu cest tout le contraire de ce que javais prévu qui cest passer
.: P'tite Nefette
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Baywin Nephilim


Inscrit le: 18 Mar 2004 Messages: 13988 Localisation: Rodez
Anniversaire: 31/12/73
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Posté le: Sam Oct 07, 2006 07:06 Sujet du message: |
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Une nouveau poème très touchant Touti.
_________________
.: P'tit Nef
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Sam Oct 07, 2006 11:49 Sujet du message: |
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Merci à vous deux
Darkangel : "se mettre martel en tête" est une expression qui signifie "se prendre la tête".
_________________

Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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darkangel Jounin'iin'


Inscrit le: 27 Avr 2006 Messages: 255 Localisation: Vive le Québec, Laval Proche de Montréal
Anniversaire: 20/05/89
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Posté le: Sam Oct 07, 2006 17:13 Sujet du message: |
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Merci Touti, maitenant je comprend beaucoup plus
_________________ En une seule journée, tu a chavirer ma vie en entier, je crois quetu ne maimais pas mais pourtant quand tu est venu cest tout le contraire de ce que javais prévu qui cest passer
.: P'tite Nefette
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Ven Oct 13, 2006 23:33 Sujet du message: |
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On dira que l'automne exacerbe mon côté mélancolique. Voici donc un nouveau poème :
CROIRAS-TU?
Croiras-tu que je deviens folle?
Les ombres autour de moi s'allongent
Suis-je éveillée ou est-ce un songe?
Le vent court dans les herbes folles.
Croiras-tu que mes pensées s'envolent?
Le ciel d'azur se noie dans l'onde
Avec mon âme qui vagabonde.
Le temps fuit, ma vie dégringole.
Croiras-tu que je n'attends plus rien?
Même le saule a cessé de pleurer.
Le cycle des saisons s'est arrêté.
Le silence a chassé mon coeur de son écrin.
Touti, le 9.10.2006
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Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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fauve Disque Dur de Baywin


Inscrit le: 09 Déc 2004 Messages: 16909 Localisation: Saint Joachim (44)
Anniversaire: 27/06/80
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Posté le: Sam Oct 14, 2006 10:17 Sujet du message: |
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Je pense que c'est l'automne sa fait toujours cela mais tu l'as très bien exprimer sur ton poème Touti, il en est magnifique 
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Soyez plus fort que votre passé. Le futur vous accordera peut-être une chance.
.: P'tite Nefette
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Sam Oct 14, 2006 12:46 Sujet du message: |
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Merci beaucoup Fofo 
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Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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Nightspirit Shakaijin'


Inscrit le: 04 Juil 2005 Messages: 1046 Localisation: Québec
Anniversaire: 12/08/89
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Posté le: Dim Oct 15, 2006 03:24 Sujet du message: |
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Je viens de lire les deux derniers poèmes que tu as écrit, ils sont tous les deux magnifiques , ils m'ont beaucoup touché. Merci de nous faire partager tes si beaux écrits 
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.: P'tite Nefette
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Dim Oct 15, 2006 11:54 Sujet du message: |
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C'est très gentil, Night 
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Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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Touti Nadja


Inscrit le: 23 Fév 2005 Messages: 4105 Localisation: in the shadows of my dreams
Anniversaire: 03/12/86
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Posté le: Dim Nov 19, 2006 01:50 Sujet du message: |
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L'inspiration nocturne revient alors voici un petit poème tout neuf :
Je suis le pantin grotesque
D'une fatale comédie
Sur un chemin pittoresque
Je vis ma propre tragédie.
Pierrot aux larmes de sang
J'erre dans un labyrinthe
Qui s'ouvre sur le néant
Et dans lequel se perd ma plainte
Je ne m'explique pas les rêves
Ni l'espoir sans lendemain
Qui meurt quand le soleil se lève.
Après tout, je ne suis qu'un pantin.
_________________

Ca déchire sa gaine !!!
.: P'tite Nefette
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